Prendre action, à vos conditions
En parler n'oblige pas à porter plainte. Porter plainte n'oblige pas à aller jusqu'au procès. Chaque étape ci-dessous est une option, pas une obligation — vous pouvez vous arrêter à n'importe laquelle.
À qui, quand vous serez prêt·e
Se confier à sa famille ou à ses ami·es
Choisir une personne de confiance, sans avoir à tout raconter en détail dès la première fois. Vous pouvez donner l'information par étapes.
En parler au travail
Certaines entreprises ont des référent·es harcèlement ou violences sexuelles. Vous pouvez aussi solliciter la médecine du travail, qui est tenue au secret professionnel.
Le dire à l'école ou à l'université
De plus en plus d'établissements ont des cellules d'écoute dédiées. Vous pouvez demander un aménagement (changement de cours, de résidence) sans détailler les faits si vous ne le souhaitez pas.
Comprendre le processus, étape par étape
Le système judiciaire est souvent difficile à décrypter seul·e. Voici les grandes étapes, en langage simple.
Le dépôt de plainte
Possible dans n'importe quel commissariat ou gendarmerie, quel que soit le lieu des faits. Vous pouvez être accompagné·e par un·e avocat·e ou une association dès cette étape.
Le certificat médical
Réalisable dans une unité médico-judiciaire (UMJ) ou un service d'urgences, même sans dépôt de plainte immédiat. Il permet de constater les faits pour une procédure ultérieure.
L'enquête
Menée par les forces de l'ordre sous l'autorité du parquet. Sa durée varie fortement selon les dossiers, souvent plusieurs mois.
La décision
Classement sans suite, procès, ou alternative aux poursuites. À chaque étape, un·e avocat·e ou une association peut vous expliquer où en est votre dossier.