Votre rôle n'est pas de tout résoudre, mais de ne pas la laisser seul·e
Un proche vous a confié une violence sexuelle qu'il ou elle a subie. Vous ne savez peut-être pas quoi dire, peur de mal faire, ou de dire la mauvaise chose. Voici des repères concrets, selon votre lien avec cette personne.
Ce qui aide, quel que soit votre lien avec la personne
Croyez-la
La première réaction à une confidence compte énormément. "Je te crois" est souvent plus important que n'importe quel conseil.
Ne la poussez pas à agir
Porter plainte, en parler à d'autres, consulter — ce sont ses décisions, à son rythme. Votre insistance, même bienveillante, peut être vécue comme une nouvelle perte de contrôle.
Prenez soin de vous aussi
Accompagner quelqu'un après une violence sexuelle peut être bouleversant. Vous avez le droit de chercher du soutien pour vous-même, séparément.
Des repères plus spécifiques
Un·e ami·e
Écoutez sans interroger sur les détails. Restez disponible dans la durée — le besoin de soutien dépasse souvent largement les premières semaines.
Un enfant
Restez calme, même sous le choc. Dites-lui que ce n'est pas de sa faute. Ne le confrontez pas à la personne mise en cause. Contactez le 119 (Allô Enfance en Danger) pour être guidé·e sur les démarches à suivre.
Un·e collègue
Respectez sa confidentialité au travail. Orientez-la vers la médecine du travail ou un·e référent·e si l'entreprise en a un·e, sans le faire à sa place sans son accord.
Un membre de la famille ou un·e partenaire
Évitez les questions sur "pourquoi elle n'a rien dit avant" — la mémoire traumatique et la difficulté à en parler n'ont rien d'inhabituel. Votre présence stable compte plus que les mots exacts.